Il y a quelques semaines je partageais mes doutes et mes hésitations avant de me lancer dans une intervention de chirurgie esthétique : une blépharoplastie.

Oui le mot est très moche ! C’est quoi cette chose. C’est une chirurgie des paupières. Tu sais, juste pour avoir l’air moins Droopy.

La blépharoplastie est une opération de chirurgie esthétique permettant de corriger des problèmes de paupières tombantes qui donnent un aspect vieilli et fatigué au visage.

Donc comme promis dans l’article précédent, voici le détail de mon aventure esthétique. Si tu te poses des questions toi aussi, ce témoignage t’aidera peut être dans ta prise de décision. N’hésites pas à me poser des questions en commentaire si besoin.

1 – Pré- op : avant l’intervention

 

– visite chez le chirurgien esthétique et ordonnance

 

Lors de ma consultation avec le chirurgien, j’étais repartie avec une ordonnance pré et post op. Je rappelle que comme l’acte (le geste chirurgical) n’est pas remboursable, les produits prescrits en rapport avec cet acte ne le sont pas non plus.

 

Il y avait quoi sur cette ordonnance ?

  • un traitement homéopathique à commencer 8 jours avant l’intervention (Arnica)
  • des coussins à mettre au congel pour faire des poches froides sur les yeux en post op
  • des compresses
  • un spray d’eau thermal
  • des antalgiques
  • une crème cicatrisante pour les paupières
  • des doses homeopathiques pour le post op : arnica et staphysagria
  • betadine
  • Extranase : j’ai adoré le nom de ce médicament, destiné à réduire les oedèmes

 

– les documents

  • Le devis : à retourner signé après les 15 jours de réflexion
  • Le consentement mutuel éclairé : à retourner tout pareil
  • Le protocole qui explique très bien ce qu’il faut faire avant et comment va se dérouler l’intervention.

 

– l’organisation – la veille au soir

Je suis convoquée à la clinique à 7h le lundi matin. Comme j’habite à 2h de route de là, je préfère prendre une chambre d’hôtel la veille au soir dans un Campanile tout proche. Ok ce sont des frais supplémentaires (enfin  49 € ça va encore), mais je suis rassurée et plus zen.

 

Donc, me voilà dans ma chambre d’hôtel avec un bagage léger, car pas de maquillage, pas de lisseur, pas de gel douche, pas de lait corps, pas de crème de nuit, de jour, pas de fond de teint…..au secours !  Juste ma bouteille de bétadine pour une douche et un shampoing avant d’aller au lit !

La douche à la bétadine c’est vraiment top pour les ongles, qui sont renforcés par l’iode (un peu comme quand on revient de la mer). Mais il n’y a vraiment que ça de top ! Je me couche avec les cheveux en vrac et la peau qui tire.

 

Le lendemain matin, re douche et shampoing à la bétadine ! Il n’est pas besoin d’être à jeun, donc je prends mon p’tit dej normal. Le stress monte !

2 – L’intervention : jour J

 

  • avant le bloc

J’arrive à la clinique à 6h55 : la dame de l’accueil est charmante et rassurante. Elle m’enregistre et me laisse patienter près de l’entrée du service ambulatoire.

2 minutes plus tard, l’infirmière vient me chercher : elle prend ma tension, me repose les questions sur mon identité et ma date de naissance.Elle me met un bracelet d’identité, un peu comme les bébé à la maternité (mon expérience du milieu hospitalier se résume à mes accouchements).

Ensuite l’aide soignante m’emmène au vestiaires. C’est comme à la salle de sport, je laisse mes affaires dans le vestiaires et j’enfile la tenue opératoire : pantalon, blouse, chaussons et charlotte en intissé. Pas de sous-vêtements, juste ce joli ensemble vert clair !

Ensuite, j’attends qu’on vienne me chercher pour le bloc.

 

Un brancardier ne tarde pas à arriver. Là encore, la question de mon identité. Il m’explique que c’est le protocole et qu’on me posera ces questions à chaque étape. Il est sympa et plaisante, je ne suis pas vraiment stressée finalement. Ça y est, je rentre dans le bloc.

 

  • le bloc

Les 2 filles qui sont là se présentent avec le sourire : l’assistante du chirurgien et l’infirmière du bloc. Elles sont en train de tout préparer pour le chirurgien. Son assistante me pose une voie, au cas où … 

J’ai la peau qui tire horriblement, envie de me gratter de partout à cause de cette douche bétadinée. Je me concentre sur mon rythme cardiaque sur l’écran. Impression d’être dans Greys Anatomy. Coeur à 75 : ouh là …c’est vrai que je suis un peu en stress. J’essaie de ralentir ma respiration. Les 2 infirmières ont du me prendre pour un folle !

8h pétantes, le chir entre dans le bloc, en tenue, souriant et rassurant. Ce n’est pas Patrick Dempsey, mais au fond, je m’en fiche ! Il fait le dessin sur mes paupières de la ligne d’incision qu’il va suivre pour qu’elle soit la plus discrète possible après cicatrisation.

Son assistante m’injecte l’anesthésique. Ça fait un peu tourner la tête comme quand tu as trop bu. Je sens et j’entends : mais je suis déconnectée et je n’ai aucune douleur.

35 minutes plus tard c’est fini : je sors du bloc direction la salle de reveil avec des compresses glacées sur les yeux. J’entends l’infirmier se plaindre de sa garde du week end, mais je suis encore dans le gaz.

 

  • après le bloc

9H je quitte la salle de réveil et me voilà de retour dans la salle où je suis arrivée. On me sert un petit déjeuner. Je dois mettre mes compresses glacées sur les yeux régulièrement mais pas plus de 10 min d’affilé. J’ai un peu mal au crâne, mais c’est le froid des compresses.

 

Je m’empresse de récupérer mon téléphone aux vestiaires pour une joli selfie de mes yeux couturés.

 

9h30 je peux sortir dans 30 min !  Je retourne au vestiaire et retrouve mes vêtements. Je me sens bizarre, je prends un antalgique car j’ai toujours mal au crâne. Le chirurgien m’avait conseillé de ne pas laisser la douleur s’installer. Mais ce n’est pas une douleur, plus une réaction au froid que je mets sur mes yeux ou à l’anesthésie.

Mon mari vient me chercher et je rentre. Impossible de conduire bien sûr, je somnole dans la voiture emmitouflée dans mon plaid (nous sommes en décembre).

3 – Post-op : Les suites de l’intervention

 

Le chirurgien avait conseillé une semaine d’isolement social. J’ai beaucoup aimé ce terme. J’avais donc planifié une semaine de congés.

 

– Première nuit

il faut dormir en position semi assise avec des compresses humides et froides sur les yeux. J’ai l’impression d’être une momie. Je pensais que je ne m’endormirai jamais. Mais  avec les reste de l’anesthésie, pas de problème, je dors. je me réveille le matin avec mes 2 compresses qui se baladent sur l’oreiller mais ça va. Mal nul part.

 

– Le jour d’après

Je passe ma journée sur l’ordi à rédiger des articles pour le blog. Pas très malin, car le soir, j’ai les yeux explosés.

Je n’ai toujours pas mal. Un hématome commence à apparaître sur le coin de l’oeil et la paupière est gonflée. Ca me semble un minimum vu les misères qu’on lui a infligées hier !

 

La semaine à la maison se passe tranquillement.

 

– Le retrait des fils

Le vendredi, je retourne chez le chirurgien pour le retrait des fils. Il est temps car cela commence à tirer et gratouiller un peu.

Il me confie que cette intervention des paupières est la seule opération esthétique qu’il ferait sur lui même !

Retirer les fils ne fait pas mal, juste un mini mini saignement de rien.

Voilà c’est fini. Il ne reste plus qu’à patienter jusqu’à la fin de la cicatrisation en mettant de la crème (Ilast Care) matin et soir. Il me dit minimum un bon mois.

Allez, une petite photo pour te faire peur ! SI si … L’évolution jusqu’au retrait des fils.

Chirurgie esthétique : les coulisses d’une blépharoplastie. Je te raconte avant, le bloc, après, tout ! #blogmy50 #chirurgieesthetique #blepharoplastie #avantaprès #blogueuse #bloglifestyle #interventionchirurgicale #blopinessolidaires #bienetre #prendresoindesoi #visage #paupières

– Reprise du boulot

Je reprends donc le boulot à J+7 exactement.

Je me maquille pour la première fois. La paupière est encore bien sensible quand je veux faire mon trait d’eye liner. J’ai l’impression que mes cils ne sont plus à la même place ! La paupière est encore un peu oedémateuse, les cils sont plus relevés, comme si on avait tiré dessus.

Bref, je fais service minimum pour le maquillage. La cicatrice est bien dans le creux de l’oeil et ne se voit presque pas.

J’ai encore un petit hématome sur le coin de l’oeil gauche. L’anticerne ne parvient pas complètement à le cacher.

Mais bon, j’ai une tête à peu près potable pour aller bosser. Et puis je m’en fous finalement de ce qu’ils/elles vont penser !  

 

– Un mois après

Je termine cet article un mois après l’intervention.

Les cicatrices s’atténuent de plus en plus. Je maquille maintenant toute la paupière sans problème.

Le regard est le même, mais juste un peu moins lourd.

Ça va continuer à cicatriser et à se fondre dans le pli de l’oeil.

 

hé hé, tu voudrais des photos avant / après?

En voilà une petite, rien que pour toi, car je n’aime pas trop me montrer !

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Voilà toute mon aventure esthétique. Je ne regrette absolument rien de rien. Une équipe chirurgicale sympa. Un résultat qui me réjouit chaque jour un peu plus.

 

C’est un acte complètement égoïste, un temps pour moi. CA FAIT UN BIEN FOU ….

 

Photo by Oleg Magni from Pexels

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