Oh là… Encore un post sur les grosses, les régimes et tout ça….

pffff… je sais je radote a little.

Mais que veux-tu, l’âge est là…. Et puis il parait que les sujets sur les régimes ça fait de l’audience. 🤔

Surtout, c’est un truc qui me colle et qui m’asticote, alors j’en parle.  Et pis c’est tout !

 

Quand j’ai commencé Blog my 50, j’étais en plein dans une phase “régime, j’y crois, je vais perdre 20kg”.

J’avais même fait un petit widget pour le suivi de l’atteinte de l’objectif. Tu sais un petit cercle tout joli qui se remplit en fonction du %.

Bref pour le nième fois de ma vie, je me persuadais que la vie serait bien mieux en moins grosse.

Que maigrir était un objectif de vie, voire une mission…  

Que tous mes problèmes, malêtre, soucis, envie de pipi et je ne sais quoi d’autre disparaîtraient quand j’aurais maigri.

 

Je suis grosse depuis toujours ou presque, je t’en ai déjà un peu parler.

Et depuis toujours, je pense que maigrir est un truc vraiment important à faire pour moi.

Et depuis toujours, je me dis que je suis nulle de ne pas y arriver,

Enfin, ça dépend.

J’y arrive, parfois, pour un temps.

J’y arrive des fois même super bien.

Dans ces cas là, c’est l’euphorie, je change de garde robe. Je dis que ceux qui n’arrivent pas à maigrir, vraiment, y font pas d’effort. Enfin je suis très conne.

Et puis les kilos reviennent.

 

Ils reviennent jusqu’à ce que je trouve un nouveau gourou assez convaincant pour me faire croire que , si, si c’est possible, avec sa méthode, de me débarrasser de mes kilos.

 

Le dernier en date : la luxopuncture.

J’y ai tellement méga cru que je voulais me former et en faire un side project dans un coin de mon garage !

Si si, j’te jure.

J’avais même appelé la boîte qui vend la machine pour me renseigner sur les tarifs de formation, les accompagnements et tout.

J’étais sûre d’avoir trouver LA nouvelle approche. Le truc qui allait sauver le monde de l’obésité. J’en parlais à tout le monde. J’y croyais à fond.

Comme quoi on peut croire au père noël ou à marraine la bonne fée pendant toute sa vie.

 

J’ai écris des articles.

J’ai joué avec mon widget

J’ai perdu 10 kg.

J’ai raconté ma vie à la petite jeune fille qui faisait les soins.

Et puis ….

 

Et puis, STOP, plus rien, marre, fait chier….

j’y arrive plus,

j’ai plus envie

je sature

 

Les compulsions alimentaires sont revenues à super grande vitesse.

CGV : compulsions grande vitesse

Rien à voir avec les conditions générale de ventes, quoique ….si on cherche bien.  Tous ces trucs qu’on arrive à nous convaincre d’acheter pour maigrir, sont les meilleurs potes de nos compulsions.

 

Prise de conscience.

Ma tête disait un truc et mon corps faisait autre chose. Mes émotions se sont mises à déborder de partout.

Un gros gros bordel un peu à tous les niveaux.

Mais le sentiment très très fort qu’il fallait que j’arrête ces conneries.

Que j’arrête de me mentir, de me faire croire. Je suis une grande fille maintenant, alors les licornes, je sais qu’elles n’existent pas en vrai.

Ouais, arrêter de me mentir. Me faire croire, me cacher derrière, m’arnaquer, me convaincre que….

Enfin tu vois ce que je veux dire. On le fait tous.

Parfois c’est sans conséquence.

Parfois on passe à côté de trucs géniaux.

Mais on fait tous ça, se mentir, parce que ça semble plus simple, moins douloureux. Plus simple que d’aller se coltiner avec des problèmes enfouis depuis perpet’ et qu’on n’a pas envie de voir flotter.

Et bé naan… ça marche pas.

 

Tant que je n’aurai pas trouvé mon pourquoi, je n’avancerai pas.

On a beaucoup de pourquoi.

Là je te parle du pourquoi je mange?

 

Dis… pourquoi tu manges ?

 

Pour me protéger.

Si, si je t’assure grossir rend invisible et protège du regard de l’autre. Pourtant dieu sait qu’on le souhaite et qu’on le désire le regard de l’autre.

Enfin je croyais ça. Sauf qu’un gros merdier d’enfance a un peu beaucoup biaisé ma relation à l’autre. Alors le plus simple, c’était d’être invisible. C’était confort.

Si on ne te voit pas, on ne risque pas de te faire de mal.

 

Pour être forte.

Forte pour porter toute la misère du monde qu’une bonne cocotte doit porter. Car sinon, qu’est qu’ils vont dire les autres ?

si tu ne vas pas manger chez mamie le dimanche

si tu n’appelles pas maman chaque semaine

si tu n’accompagnes pas les enfants en sortie scolaire

si tu n‘écoutes pas les plaintes et lamentations des copines

si tu ….

 

Pour lutter contre le stress ou l’ennui, voire le stress de l’ennui.

Le stress d’un boulot vide de sens qui t’essore jusqu’à la dernière goutte. Ou l’ennui d’un autre boulot vide de valeur, où tu finis par devenir toxique pour toi même.

Mais bon, trouver son pourquoi c’est sympa comme idée, mais c’est compliqué.

Parce que tu vois, il y en a pas mal des pourquoi.

Il faut les bosser, les analyser, les retourner, les peser, les confronter. Enfin c’est un gros gros boulot. Long et un peu pénible aussi. Alors tu t’y mets et puis tu défriches un peu, tu avances. Et tu te rends compte que ça ne va pas se résoudre comme ça, pschitt….

 

Alors en attendant, tu fais quoi avec tes kilos ?

 

Tu les aimes tes kilos !

T’apprends à aimer tes kilos dans tous les cas, dans toutes les situations et TOUT DE SUITE.

Arrêter de se dire que je serais mieux  quand….

Si seulement j’avais ou j’étais….

Je suis déjà très bien comme ça.

Le mieux, why not ?  Mais sans souffrance et sans contrainte (ou a minima).

Le mieux doit être la cerise  sur le gâteau. Pas une quête impossible à mener et frustrante.

 

Le chemin est long et un peu compliqué. Il y a des sorties de route mais franchement ça vaut le coup. Plus j’avance et plus le paysage est riche.

 

Trouver mon poids idéal

Ce n’est certainement pas celui que calcule la formule qui va bien sur internet.

Je ne le connais pas encore, mais ça me semble un bon objectif à atteindre.

Comment je le reconnaîtrai ce poids idéal ?

Intuition

Je le saurai, je le sentirai.

 

Ecoute-toi !

Dans s’aimer, il y a s’écouter.

S’écouter quand la pulsion, monte, arrive, palpite, te rend dingue, t’obnubile.

En prendre conscience

Prendre le temps de se poser, de l’accueillir cette pulsion, de la comprendre et de la laisser passer.

OK facile à dire. Quand ça fait 40 ans que tu y cèdes à tes pulsions !

Du coup je lui ai donné un nom. Genre je l’apprivoise, tu vois. Mes pulsions s’appellent Jane.

 

Alors quand Jane me tombe dessus….J’essaie de trouver quelle émotion est là, sous jacente.

Quelle émotion provoque ce truc tout pourri ?

Et ensuite, d’où vient cette émotion ? de quel besoin non comblé ?

C’est ça aller chercher le pourquoi.

 

Une fois que tu l’as identifié ce besoin : il faut l’exprimer

 

Pas facile de l’identifier parce que tu as bien appris à tout enfouir et tu n’as pas l’habitude d’aller farfouiller par là au départ.

Mais avec un  peu de persévérance et d’entrainement ça vient de plus en plus vite. C’est un peu abrasif. Mais tu te sens tellement . Je t’assure.

 

Pour ce qui est de l’exprimer ce foutu besoin que tu viens de trouver, genre une clé de Fort Boyard, que tu as réussi à attraper à la dernière seconde avant que la porte de ton intuition ne se referme.

Là encore un gros souci quand ça fait des années que tu attends que les autres devinent !!

En fait tu oscilles en permanence entre “je suis nulle personne n’en a rien à foutre de moi” et “pourquoi ils voient pas de quoi  j’ai besoin ces cons”.

C’est totalement contradictoire, mais qui a dit qu’on devait toujours être cohérente !  En tout cas, c’est surtout archi stérile et peu constructif d’une meilleure moi même.

 

C’est compliqué ?

chiant ?

Je me fais des nœuds ?

 

Peut être….

 

Mais un truc est sûr, c’est que les jours où je m’aime, c’est juste….ouah…..

 

Alors c’est décidé, j’arrête les régimes. J’essaie de faire cop-copine avec Jane. Et t’inquiète pas, je reviendrai t’en parler un de ces jours prochains.