Depuis toute petite ça cloche avec mon anniversaire !  A la fois j’ai envie d’avoir des cadeaux et qu’on me montre qu’on m’aime et qu’on pense à moi. Et  à la fois je n’ai pas envie d’être le centre de l’attention. Je prends un air détaché genre je suis à peine contente.  J’en ai bien conscience maintenant, c’est super énervant pour l’entourage. C’est une journée pleine de frustrations : je n’ai pas ce que j’attends et les autres ne comprennent pas mes réactions. Alorsj’ai arrêté de fêter mon anniversaire.

Cette année je vais avoir 50 ans. Pour l’occasion, je me suis livrée à une petite analyse sur cette phobie anniversairienne ! Voilà tout le fruit de ma réflexion, qui m’a presque permis de me réconcilier avec ma date de naissance.

Vous voulez tout savoir?  C’est juste là .

Un peu d’histoire

 

Le mot anniversaire vient  du latin annus-versus : « là où verse l’an »

Dans l’antiquité, la célébration des anniversaires donnait lieu à des méga fiestas orgiaques.

Par la suite, ces pratiques ont été condamnées par l’église catholique : fêter son anniversaire était considéré comme un péché d’orgueil.

La fête du saint patronymique était préférée à  celle de l’anniversaire. Dans les pays anglo-saxons, la réforme protestante a remis en cause la fête de saints, pour revenir à la fête des anniversaires de naissance. C’est pour ça que les anglais et les américains ont une culture de l’anniversaire plus ancienne que nous.

Dans les pays catholiques, ce n’est qu’avec l’installation de la laïcité et  le rôle de l’état civil avec la date de naissance comme élément fondamental, qu’est revenue la fête de l’anniversaire de naissance.

Aujourd’hui on fête des anniversaires de tout : événement  politique, historique, ouverture de supermarché, etc….

 

Moment du bilan

 

Fêter son anniversaire, c’est l’occasion de faire un bilan sur sa vie personnelle et professionnelle. Plus le temps avance, plus ce bilan peut être stressant, car on n’y trouve pas ce qu’on voudrait. On a l’impression que le temps s’accélère et que nos réalisations ne sont pas à la hauteur de nos espérances. Dans ce cas, l’anniversaire amène de la frustration. 

En plus souffler ses bougies : c’est éteindre la lumière de l’année passée et basculer dans la nouvelle. Tout le monde applaudit et s’enthousiasme, mais c’est encore une fois bizarre de se réjouir d’une lumière qui s’éteint !

 

Moment de force ou de faiblesse 

 

Le jour de son anniversaire est un moment de narcissisme autorisé. Il doit  renforcer son estime de soi. On a le droit de tout ! (ou presque). Tout l’entourage est aux petits soins pour vous. On est la reine du monde, comme quand on était petit.

Par contre, comme cette date est particulière, si elle est associée à un mauvais souvenir ou à un traumatisme, elle devient un moment de faiblesse dans notre année. De même, si on est seul et que l’on ne reçoit pas l’attention qu’on attend. L’abandon est beaucoup plus douloureux à cette période-là.

Il est quand même bizarre que dans une société où on a le culte de la jeunesse qu’on mette autant d’énergie à célébrer le passage à 1 an de plus, donc vers la vieillesse.

On fête son âge subjectif. Qui n’attends pas ce jour là qu’on lui dise : “tu ne fais vraiment pas ton âge !” ?

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais quand on fête une dizaine, on se prend toute la décennie d’un coup ! Et ouille, ça plombe un peu le moral, voire beaucoup.

Cinquante ans !

 

Cette année j’ai 50 ans.

Autant dire que je n’arrive pas du tout à réaliser que le temps a passé comme ça. Ça fait cloche à dire. Quand j’entendais ma grand mère dire que le temps passait vite, je levais les yeux au ciel. Et bien maintenant je dis la même chose ! Du coup je m’auto-lève les yeux au ciel intérieurement !

Bref 50 ans, j’étais sûre depuis des années que j’allais mal le vivre. Non non non ! Je ne suis pas une sénior ! Je n’assume pas du tout. Je n’ai pas cette âge-là dans ma tête. Enfin tout un tas de conneries de ce genre.

Et puis voilà, j’y suis.

Et alors ?

Bah… rien.

Tout est pareil qu’hier !

Pourquoi faire tout ce cirque ?

Pourquoi se rendre malheureuse pour quelque chose contre lequel on ne peut rien : le temps passe ! Bah oui mamie !

Alors le mot d’ordre c’est  : “PROFITE”. Carpe Diem qu’ils disaient …

Oui, profite de tous les jours. Mets ton énergie à profiter de tous les petits et grands moments, de ta première gorgée de bière, d’un rayon de soleil, plutôt que de chouiner sur ton âge et le temps qui passe.

Bon, ça demande un peu d’entrainement au début. On est tous un peu conditionné pour se plaindre et protester. Mais avec un peu de pratique, quel bonheur !

 

Et puis, en plus, j’ai le même âge que…

  • le Big Mac
  • Didier Deschamp
  • Led Zeppelin
  • Hair
  • Mai 68
  • les Shadoks

ça le fait non ?

 

Si toi aussi tu n’aimes pas fêter ton anniversaire. Dis moi tout en commentaire !

 

Pour aller plus loin : article de C. Nelson dans le journal des psychologues

Photo by S O C I A L . C U T on Unsplash

Photo Moose

Blog my 50 | 50 ans? Et si on le prenait bien !

Pour être informé(e) des prochains articles, c'est là👇